Guapea en salsa cubaine : le vrai pas casino (dile que sí), étape par étape

En bref — Le guapea, aussi appelé pas casino, dile que sí ou dilequesi, est le pas de base de la salsa cubaine (le casino) dansé en couple, en position ouverte. Il se danse sur 8 temps : trois pas, une pause, trois pas, une pause. Les partenaires sont côte à côte, presque sur une même ligne, se tournent l’un vers l’autre, prennent appui l’un sur l’autre au temps 5, puis retrouvent leur position. Son nom vient de « guapear », frimer : à Cuba, ce n’est pas un pas d’attente entre deux passes, c’est un vrai moment pour s’affirmer, s’amuser et se connecter.

Vous connaissez peut-être le guapea sous le nom de pas casino, de « dile que sí » ou de « dilequesi ». C’est souvent l’un des premiers pas que l’on apprend à deux en salsa cubaine en école de danse. Et c’est aussi l’un de ceux que l’on cesse trop vite de travailler, dès que l’on découvre les mouvements et les figures ou passes.

Pourtant, il se passe beaucoup de choses dans un guapea : des changements d’orientation, des transferts de poids, une connexion qui se prépare, un appui partagé… et un vrai jeu entre les partenaires. C’est ce partage, pilier de la danse, qui n’est pas toujours bien enseigné.

Pour rappel, le « casino » est le nom original de la salsa cubaine. Il est devenu « salsa » lorsque les Américains lui ont cherché un nom plus commercial, exportable dans le monde entier. Ce guide du guapea est né de longues discussions entre danseurs, puristes du casino cubain et danseurs de salsa, notamment avec Sony, défenseur investi du casino et Antoine et Aniurka, parmi les meilleurs professeurs en méthodologie.

Nous allons vous apprendre le guapea étape par étape, comme on le danse dans les rues de La Havane, puis voir comment le pratiquer seul, le partager à deux et lui redonner son caractère.

Qu’est-ce que le guapea en salsa cubaine ?

Le guapea est le pas de base de la salsa cubaine dansé en couple. Il se pratique en position ouverte. Sur un cycle de 8 temps, les partenaires s’orientent l’un vers l’autre, partagent une connexion, puis retrouvent leur position de départ.

On distingue globalement 2 positions lorsque l’on danse en couple :

  1. La position fermée, avec un cadre de couple rapproché.
  2. La position ouverte, dans laquelle les partenaires ont plus d’espace et communiquent par la connexion des mains et des bras.

La structure du guapea consiste à être plus ou moins l’un à côté de l’autre, à se tourner l’un vers l’autre, puis à retrouver une position l’un à côté de l’autre, et ainsi de suite. Gardez cette image en tête avant de vous concentrer sur les pieds : elle explique pourquoi on travaille des pivots et des orientations, plutôt qu’un simple aller-retour face à face (comme c’est malheureusement enseigné dans des écoles de danses latines). Danser le guapea à la cubaine est très largement plus joli et riche que le « di le que si » ou on recule et on avance l’un vers l’autre.

Guapea, pas casino, dile que sí : est-ce la même chose ?

Dans de nombreuses écoles de danses latines, notamment en France, ces expressions désignent le même pas de base en position ouverte. Vous rencontrerez aussi les écritures « di le que si » et « dilequesi ». En espagnol, l’expression s’écrit « dile que sí », soit « dis-lui que oui ».

Ces noms ne sont pas parfaitement interchangeables partout.

Certains enseignants distinguent le guapea du dile que sí ; d’autres parlent d’« abre y cierra » (ouvre et ferme) ou de « pa’ ti, pa’ mí » (pour toi, pour moi) pour désigner ce mouvement d’ouverture et de rapprochement. Les puristes réservent même le mot « guapea » au pas dansé avec l’attitude qui va avec, et appellent « dilequesi » sa version scolaire. Nous y revenons dans la partie consacrée à la guapería.

On peut appeler le guapea le « pas casino ».

Si votre professeur utilise un autre nom, observez le déplacement et la connexion : ils vous diront ce qu’il enseigne, au-delà de l’étiquette.

Que signifie « guapea » ?

En salsa cubaine, les noms des passes ont presque toujours un sens. Le « sombrero » se termine par un chapeau formé avec les bras. Le « vacila » (de « vacilar », mater) implique un regard de l’homme sur sa partenaire pendant son tour. Découvrez-en d’autres dans notre article sur les noms des passes de salsa cubaine et leur signification.

Le guapea vient du verbe espagnol « guapear ». Dans l’argot cubain, il évoque la fanfaronnade, la frime, la bravade : « se la raconter ». Les Cubains profitent de ce pas de base pour placer du styling, habiller le pas et impressionner leur partenaire.

Cela ne demande pas de devenir arrogant avec la personne qui danse avec vous ! L’assurance appartient à l’expression ; la connexion, elle, reste attentive et agréable.

À Cuba, le guapea n’est pas vécu comme un pas dans lequel on s’ennuie, ni comme un pas qui sert à meubler le temps pendant que le leader cherche dans sa mémoire quelle passe il va réaliser. C’est un vrai pas, habité, incarné et riche.

Voir le guapea en vidéo avec Messina

Voici à quoi ressemble le pas, dansé par notre ami Messina, qui danse très cubain :

Regardez d’abord la danse dans son ensemble. Revenez ensuite au tutoriel pour travailler un élément à la fois : l’alternance des pieds, les orientations, puis la connexion. Choisissez le rôle que vous travaillez et suivez ses pieds uniquement ; vous regarderez l’autre rôle ensuite.

Comment compter les pas du guapea ?

Le guapea se danse sur le décompte : 1 – 2 – 3 – pause – 5 – 6 – 7 – pause. Les pauses tombent sur les temps 4 et 8 : on fait donc six pas sur un cycle de huit temps.

  • Femme (follower) : droite – gauche – droite – PAUSE – gauche – droite – gauche – PAUSE.
  • Homme (leader) : gauche – droite – gauche – PAUSE – droite – gauche – droite – PAUSE.

Nous utilisons aussi les mots leader et follower pour désigner les rôles de guidage et de suivi, quel que soit le genre des personnes qui les dansent.

TempsPied du leaderPied du followerCe qu’il se passe
1GaucheDroitPas marqué sur place : c’est un pivot.
2DroitGaucheOn se tourne vers son partenaire : leader vers la gauche, follower vers la droite.
3GaucheDroitOn poursuit l’orientation ; le 3 est placé légèrement derrière le 2.
4PausePauseOn commence à se connecter ; le leader attire subtilement sa partenaire vers lui.
5DroitGaucheOn avance, on prend appui l’un sur l’autre et on se repousse, bras toniques.
6GaucheDroitOn entame le retour vers la position l’un à côté de l’autre.
7DroitGaucheOn retrouve la position de base.
8PausePausePause, puis on remarque le 1 sur place.

 

Une pause ne signifie pas que la danse s’arrête. Sur le 4, vous n’ajoutez pas de pas, mais vous préparez la connexion. Sur le 8, vous laissez au temps musical sa place : le piège est de repartir trop tôt, comme si le cycle n’avait que sept temps. Si vous avez du mal à repérer le début du cycle, consultez notre guide pour trouver le temps 1 en salsa cubaine.

Comment danser le guapea étape par étape ?

Rappelez-vous la structure : vous êtes plus ou moins l’un à côté de l’autre, vous vous tournez l’un vers l’autre, puis vous retrouvez votre position.

Apprenez d’abord avec de petits pas et un décompte lent : la précision est plus utile que l’amplitude.

Temps 1 : marquer sur place

Le leader marque son pied gauche, le follower son pied droit. Le pas 1 est un pas marqué sur place : c’est un pivot.

Vous verrez des tutoriels ou dans certaines écoles de danse latines où le guapea commence par un pas en arrière. Ce n’est pas joli et ce que nous enseignons : le 1 est marqué sur place, avant de se tourner vers son ou sa partenaire. Ne remplacez pas ce pivot par un grand recul (un pas en arrière donc).

Temps 2 et 3 : se tourner vers son ou sa partenaire

Sur le 2 et le 3, on se tourne vers son ou sa partenaire. L’homme (leader) tourne vers la gauche, la femme (follower) vers la droite. Ça donne : sur place – tourne – tourne.

Vous ne faites pas un tour complet : vous changez d’orientation pour vous retrouver tournés l’un vers l’autre.

Le détail du temps 3 : le pied légèrement derrière le 2

Je place mon (pied) 3 légèrement derrière mon 2. J’insiste sur le « légèrement » : le talon du 3 dépasse à peine le talon du 2, au lieu de poser le 2 et le 3 côte à côte.

Pourquoi faire ça ? C’est une astuce, car cela donne déjà la bonne posture : le corps penche légèrement vers l’avant, et c’est justement ce qui va se passer entre les partenaires sur le temps suivant. Attention à ne pas en faire un grand pas arrière : si vous exagérez, vous perdez la finesse du repère.

Temps 4 : la pause pour se connecter

Le 4 est un temps de pause, et un moment important durant lequel on commence à se connecter à son ou sa partenaire. L’homme attire légèrement et subtilement sa partenaire vers lui avec ses mains.

L’intention est petite : si elle devient une traction brusque, vous ne préparez plus une connexion, vous tirez la personne. Si vous n’y parvenez pas encore, gardez l’alternance des pieds et les orientations : vous l’intégrerez plus tard.

Temps 5 : avancer, prendre appui et se repousser

Sur le temps 5, l’homme et la femme se repoussent.

Pour se repousser, il faut avancer : pied droit pour l’homme, pied gauche pour la femme. Les partenaires prennent appui l’un sur l’autre, bras toniques (pas les coudes mous), sans s’écraser : les coudes restent devant et ne partent pas en arrière.

La tonicité transmet le mouvement ; elle ne demande ni des bras verrouillés, ni une poussée forte. Chacun garde ses appuis : on ne se fait pas porter par l’autre.

Et ce n’est pas un « check ». Contrairement à ce qui est parfois enseigné dans des écoles de danses latines, l’homme saisit les mains de sa partenaire : ce n’est pas une tape dans la main de l’autre. Avec une tape, les mains se rencontrent et le mouvement s’arrête. Avec un appui partagé, les deux personnes participent à la réponse qui permet de repartir.

Temps 6 : entamer le retour

Le pas 6 entame le retour vers la position l’un à côté de l’autre. Laissez le mouvement se poursuivre : vous n’avez pas besoin d’être déjà revenus sur le 6.

Temps 7 : retrouver la position de base

Le pas 7 vous ramène à la position de base du guapea. Puis pause sur le 8.

Et on recommence

Il ne reste plus qu’à remarquer le temps 1 sur place et à continuer la séquence…

Récapitulatif express

  1. Sur place (pivot).
  2. Tourne vers le partenaire.
  3. Tourne, le pied légèrement derrière le 2.
  4. Pause : connexion, le leader attire subtilement.
  5. On avance et on se repousse : bras toniques, coudes devant.
  6. On s’ouvre.
  7. Retour en position de base.

Ce pas de base peut vous paraître plus compliqué que les pas de base appris seul. Comme dans toute activité, c’est à force de pratiquer que tout s’éclaire et devient facile.

Ce pas n’est pas compliqué, mais il est fort par la connexion et la gestuelle. Pratiquez-le autant de fois que nécessaire en visionnant nos vidéos, devant un miroir, avec vos copains de danse.

Pourquoi la connexion est-elle si importante dans le guapea ?

Deux personnes peuvent connaître la même alternance de pieds et avoir pourtant l’impression de danser chacune de leur côté.

La connexion donne une intention commune : elle se prépare sur le 4, se partage sur le 5 et accompagne le retour sur le 6 et le 7.

Le leader propose, le follower répond avec ses propres appuis : le follower a donc un rôle actif, et le leader doit sentir cette réponse pour que le mouvement reste confortable.

Bras mous, bras durs : trouver la bonne tonicité

Trop mous, les bras laissent partir les coudes en arrière : on a l’impression de pousser dans quelque chose qui se dérobe.

Trop rigides, ils font barrage et le mouvement devient dur. Cherchez un cadre présent, capable de recevoir et de transmettre.

L’astuce du mur : pour comprendre la connexion et la tonicité nécessaire

Pour comprendre à peu près la « force » partagée entre l’homme et la femme lorsqu’ils s’appuient l’un sur l’autre au temps 5, pratiquez contre un mur et repoussez-vous vous-même.

Mains devant vous, coudes devant le corps, un petit appui, puis une réponse qui vous renvoie. Vous comprendrez combien la connexion est importante et présente.

Faites-le doucement : c’est un repère de sensation, pas une mesure de la force à mettre avec une personne.

Les erreurs fréquentes et comment les corriger

ErreurCe que l’on observeLe bon repère
Reculer fortement sur le 1Le cycle commence par un grand pas en arrière.Marquer le 1 sur place, avec le pivot.
Rester face à faceLes pieds alternent, mais l’orientation ne change pas.« Sur place – tourne – tourne », puis retour sur 6–7.
Exagérer le placement du 3Le petit décalage devient un grand recul.Le talon du 3 dépasse seulement légèrement celui du 2.
Tirer brusquement sur le 4Le follower est attiré par un à-coup.Une sollicitation légère et subtile.
Faire un « check » sur le 5Les mains se touchent sans appui partagé.Saisir les mains, avancer, prendre appui.
Coudes qui partent en arrièreLe cadre s’écrase sous l’appui.Coudes devant, bras toniques.
Pousser trop fortL’autre doit subir ou rattraper le mouvement.Réduire l’intensité, chacun garde ses appuis.
Faire de trop grands pasLa distance varie, les bras tirent.Diminuer l’amplitude.
Repartir avant la fin du cycleLe 8 disparaît, le 1 arrive trop tôt.Compter les huit temps, pauses comprises.
Danser le guapea « en attendant »Pas sans vie, partenaire qui s’ennuie.Le vivre comme un vrai moment de danse.

 Travaillez une difficulté à la fois : corriger les pieds, les bras, les pauses et le style en même temps, c’est surtout se crisper.

Pour bien danser à deux, il faut bien danser seul

On arrive à un point essentiel, quelle que soit la danse : pour bien danser à deux, il faut bien danser tout seul.

Si l’on n’apprend pas à bien danser seul, notamment avec un apprentissage structuré, on ne voit pas par quel miracle on se mettrait à bien danser avec un ou une partenaire.

Cela veut dire qu’il faut pratiquer beaucoup, et seul. En Afrique et à Cuba, on danse BEAUCOUP tout seul. Avec le temps, le pas s’enrichit.

1. Installer l’alternance des pieds

Sans musique, comptez lentement à voix haute et répétez votre alternance, pauses comprises. Objectif : enchaîner plusieurs cycles sans hésiter et sans ajouter de pas sur le 4 ou le 8.

2. Ajouter les orientations

Reprenez la séquence complète : le 1 sur place, les orientations sur 2–3, le petit placement du 3, l’avancée du 5, le retour sur 6–7. Imaginez où se trouve votre partenaire : même seul, vous travaillez un mouvement destiné à être partagé.

3. Pratiquer en musique

Choisissez des morceaux dont vous suivez facilement le tempo, en commençant par du son cubain.

Pour vous entraîner, voici la meilleure playlist Spotify « Salsa Cubana – Lo Mejor ! » :

Meilleure playlist Spotify salsa cubaine casino : Salsa Cubana - Lo Mejor, à suivre gratuitement
Meilleure playlist Spotify de salsa cubaine casino : Salsa Cubana – Lo Mejor

Pour aller plus loin, découvrez comment apprendre le son pour progresser en salsa cubaine.

4. Vous filmer

Regardez quelques cycles avec une seule question en tête :

  • Est-ce que je respecte les pauses ?
  • Est-ce que mon 1 reste sur place ?
  • Est-ce que je change réellement d’orientation ?

Corrigez un détail, puis refilmez-vous.

Comment travailler le guapea ou « di le que si » à deux ?

Commencez sans musique et vérifiez que chacun connaît son alternance. Retrouvez ensuite les orientations et partagez la connexion avec une petite amplitude.

Consacrez un passage au 4–5 : prépare-t-on la connexion avant l’appui ? Les coudes restent-ils devant ? La réponse est-elle agréable pour les deux ?

Parlez-vous entre deux essais : « Je sens une traction trop forte », « J’arrive trop tôt », « Je ne trouve pas mon appui ». Ces indications concrètes aident bien plus qu’un vague « ça ne marche pas ». Passez ensuite à la musique ; si tout se dégrade quand le tempo monte, revenez à un morceau plus lent.

Programme d’entraînement sur 5 semaines

SemaineObjectifExercice
1Mémoriser l’alternance des piedsSeul, sans musique, en comptant 1-2-3 / 5-6-7 à voix haute.
2Placer la postureSeul, en insistant sur le 3 légèrement derrière le 2.
3Sentir l’appuiExercice du mur pour le temps 5.
4Danser à deuxTravailler la pause du 4 et l’appui du 5.
5 et +Habiller le pasAjouter du styling : la guapería commence ici.

La guapería : l’esprit du vrai guapea

Un sens qui se perd hors de Cuba

Le guapea est fait pour s’affirmer. Pourtant, regardez des centaines de vidéos de salsa sur Instagram ou YouTube : vous observerez souvent une forte diminution de l’intensité que suggère ce mot, au profit d’une interprétation douce, parfois vide, en tout cas bien moins expressive.

En dehors de Cuba, en Europe notamment, le guapea (ou dilequesi, « dis-lui que oui ») est souvent utilisé dans la rueda comme un pas de remplissage : le temps que tout le monde se synchronise, ou que la personne qui annonce les passes (le « cantante ») réfléchisse à la suivante. Il devient alors omniprésent entre chaque passe, au risque d’être coupé de son contexte culturel et émotionnel.

La rueda est utile pour les débutants. Mais elle peut limiter la compréhension de la danse comme une conversation entre partenaires, où chaque mouvement, guapea compris, exprime une relation, une émotion, une histoire. Le casino cubain est dans son essence une danse fluide, pleine d’improvisation et d’interaction, pas une suite de mouvements exécutés comme par des robots.

Voici trois vidéos courtes qui montrent ce qu’est un guapea :

Vous noterez facilement la différence d’attitude avec le guapea souvent enseigné dans les écoles occidentales.

Le lien entre le guapea et la musique

Certaines musiques invitent à la guapería : une attitude d’assurance, presque de défi, qui permet des mouvements forts en interprétation.

Des moments clés des chansons s’y prêtent particulièrement : la bomba, la presión, le masacote, notamment en timba. Pour mieux les repérer, lisez notre article sur la structure d’une musique de salsa et celui sur la timba et le casino.

Ce n’est pas un hasard si la guapería est, la plupart du temps, exprimée par les hommes. Dans les codes culturels du casino cubain, la femme se met aussi en valeur, mais d’une autre manière, comme dans le vacila, où c’est elle qui est regardée et admirée.

Dans la vidéo suivante, la presión se déroule de 2:00 à 2:19 et le masacote de 3:02 à 3:23 :

Vous devriez sentir la différence entre ces passages et ce qui vient avant et après : l’instrumentation change, et c’est un moment parfait pour la guapería.

De même dans cette vidéo, de 4:20 à 4:29 :

En couple, voici comment cela peut s’intégrer, dans cette vidéo à 2:51 :

Ou encore ici, à 3:24 :

Vous n’avez pas besoin de connaître tous ces termes tout de suite. Commencez par entendre le contraste et laissez-le influencer votre présence, sans perdre le rythme ni le confort de votre partenaire.

Donner du style à son guapea

Le styling enrichit l’expression de votre danse : le regard, la posture, les épaules, le buste, une gestuelle personnelle.

Commencez par un seul élément, sur une base que vous maîtrisez. Votre partenaire doit toujours retrouver le même rythme et une connexion claire : si votre embellissement tire sur son bras ou change le décompte, simplifiez-le.

Style ne veut pas dire agitation. Une intention lisible, un regard complice et une gestuelle bien placée suffisent souvent. Pour aller plus loin sur le regard, lisez pourquoi regarder son partenaire dans les yeux en salsa cubaine.

Il n’existe pas une seule façon de danser à Cuba : les personnes, les générations et les contextes diffèrent. Nous transmettons ici des repères précis et une invitation à rendre ce pas vivant.

Un message aux professeurs

Pour celles et ceux qui enseignent hors de Cuba, transmettre le sens des noms des pas et des passes, ce qu’ils impliquent culturellement et émotionnellement, c’est préserver l’histoire qui accompagne chaque pas de cette danse. Le guapea est bien plus qu’un pas de rueda : c’est une invitation à explorer la culture cubaine, à travers la musique, la danse et au-delà. Pour en savoir plus, découvrez l’histoire de la salsa cubaine et du casino.

Guapea, dile que no et rueda de casino : quelles différences ?

  • Le guapea est un pas de base cyclique en position ouverte, que l’on répète en retrouvant sa position de départ.
  • Le dile que no est une figure fondamentale du casino, avec une autre organisation des déplacements et des positions. Ne le confondez pas avec le guapea, même si « dile que sí » et « dile que no » semblent se répondre.
  • La rueda de casino se danse en cercle, à plusieurs couples, qui répondent aux annonces d’une personne. Le guapea y sert à garder un rythme commun entre deux figures. Découvrez l’explication des passes de rueda de casino.

En couple, hors rueda, vous n’êtes pas obligés de revenir au guapea après chaque figure, mais puisque vous avez compris à présent que c’est un vrai moment de partage, riche, et pas un sas d’attente, intégrez-le ainsi dans votre danse. Une fois vos bases installées, approfondissez le vacila et la setenta.

Bien chaussé pour danser le guapea

Le pivot du temps 1 et les changements d’orientation demandent une semelle qui glisse sans déraper. Consultez notre guide des meilleures chaussures de danse pour la salsa cubaine.

code réduction chaussure danse Fuego

Profitez d’une réduction sur les chaussures de danse Fuego.

Questions fréquentes sur le guapea

Qu’est-ce que le guapea en salsa ?

C’est le pas de base de la salsa cubaine dansé en couple, en position ouverte, sur 8 temps : trois pas, une pause, trois pas, une pause.

Guapea, pas casino et dile que sí, est-ce la même chose ?

Dans de nombreuses écoles, oui. Certains enseignants les distinguent toutefois, et les puristes réservent « guapea » au pas dansé avec l’attitude de la guapería.

Que signifie « dile que sí » ?

« Dis-lui que oui » en espagnol. On l’écrit aussi « di le que si » ou « dilequesi ».

Quel pied commence le guapea ?

Le leader commence pied gauche, le follower pied droit, sur un premier pas marqué sur place (pivot). Sur le 5, le leader avance le pied droit et le follower le pied gauche.

Combien de pas y a-t-il dans un guapea ?

Six pas sur huit temps : 1, 2, 3, puis 5, 6, 7. Les temps 4 et 8 sont des pauses.

Faut-il reculer sur le temps 1 ?

Non, pas dans notre méthode : le 1 est marqué sur place avec un pivot. D’autres tutoriels enseignent un recul ; ne mélangez pas les consignes.

Faut-il taper dans la main sur le temps 5 ?

Non. Le leader saisit les mains de sa partenaire, les deux avancent et prennent appui l’un sur l’autre, bras toniques et coudes devant, puis se repoussent.

Peut-on apprendre le guapea seul ?

Oui, et c’est indispensable pour l’alternance des pieds, les pauses et les orientations. Le travail à deux reste nécessaire pour la connexion.

Pourquoi mon guapea paraît-il raide ?

Vous contrôlez peut-être trop de détails à la fois, ou vous mettez trop de force dans les bras. Reprenez avec de petits pas, un décompte lent et une seule correction à la fois.

Faut-il faire un guapea entre toutes les passes ?

Non. Il est utile en apprentissage et en rueda, mais pas obligatoire entre chaque figure lorsque vous dansez en couple.

Combien de temps faut-il pour bien le danser ?

Mémoriser l’alternance prend quelques séances ; développer une connexion confortable et du style demande une pratique régulière, seul et à deux.

Prenez le temps de danser votre pas de base

Un guapea agréable se construit par de petits détails : le 1 sur place, les orientations sur 2–3, le placement discret du 3, la préparation du 4, l’appui partagé du 5, puis le retour et la pause. La prochaine fois que vous dansez un guapea, prenez quelques cycles pour vous y intéresser vraiment : ce pas que vous connaissez déjà a sans doute encore beaucoup à vous apprendre.

Un stage ou un team building salsa cubaine ? Only Dance intervient en entreprise et pour vos événements. Demandez votre devis.

Écrit par

Benjamin - Only Dance

Danseur de salsa cubaine depuis 2022, ma première danse et ma danse de cœur. Ici, je partage passes expliquées, musique et culture cubaine pour vous aider à danser et progresser.

En savoir plus sur moi

Certains liens sont des liens d'affiliation : en les utilisant vous soutenez notre site Only Dance et vous payez moins cher. Un grand merci !

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *